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Dr. Gerhard Schaber-Schoor

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Fax +49 (0)711 / 126 - 2255

Article(s)

Auteur(s): Julien Prinet
Rédaction: FVA, Allemagne
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1. Objectifs et mise en œuvre de l’inventaire des milieux aquatiques forestiers

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Objets de l’inventaire

L’enquête de terrain est ciblée sur les milieux aquatiques forestiers. Cela comprend :

  • les cours d’eau, ruisseaux et ruisselets : le réseau hydrographique situé en forêt publique a été parcouru, y compris les ruisseaux à écoulements non permanents et sans a priori sur les dimensions ou le débit. Sur certains secteurs de montagne très riches en ruisselets, la description s’est limitée aux systèmes principaux. Plus généralement, les ruisseaux non répertoriés sur les cartes IGN 1/25000 n’ont pas été décrits. Cette enquête exclue d’emblée, fossés, canaux et autres pièces d’eau artificielles. Ce travail de description complète les campagnes d’évaluation de la qualité physique des cours d’eau menées par l’Agence de l’eau sur le bassin Rhin-Meuse.
  • les zones humides : Cela concerne l’ensemble des formations humides (définies selon l’hydromorphie du sol et la présence éventuelle de plantes hygrophiles) d’origine naturelle ou artificielle (mares…) de dimension supérieure ou égal à 100 m². Les lacs et étangs n’ont pas fait l’objet d’inventaire. Les zones humides remarquables (inventaire des zones humides remarquables du Haut Rhin, 1996 ; Inventaire des zones humides remarquables du département du Bas-Rhin, 1996) n’ont pas été décrites. En effet, sur la zone d’étude, 2900 ha de zones humides remarquables sont déjà inventoriés, le travail consiste donc à compléter ce premier inventaire en élargissant la recherche à l’ensemble des zones humides hors critère de qualité biologique ou de représentativité.
Die Petite Fecht in den Vogesen.   Feuchtgebiet im Wald.
Fig. 1: Une rivière de montagne – la Petite Fecht.
(Photo: ONF)
  Fig. 2: Une zone humide tourbeuse en altitude.
(Photo: ONF)

Les milieux aquatiques (forestiers ou non) situés hors forêt publique n’ont pas été inventoriés, exceptés les zones humides et cours d’eau situés en limite de forêt, dont tout ou partie de la structure est en contact avec la forêt publique.

Untersuchungsgebiet
Fig. 3 : carte de la zone étudiée.

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L’enquête de terrain vise une certaine exhaustivité en terme de milieux ciblés, toutes les formations humides ou les ruisseaux sans critères qualitatif ou quantitatif particuliers. Cependant, au vue de l’étendue de la zone d’étude, et de la multiplicité des intervenants, un certain nombre de milieux aquatiques n’ont pas été répertoriés. Ces lacunes géographiques pourront être progressivement complétées.

La zone d’étude

La zone d’étude s’étend sur une surface de 1666 000 ha. Elle concerne les forêts publiques alsaciennes du piémont, de la montagne vosgienne et du jura alsacien. Les contextes géomorphologiques sont variés puisque 6 régions naturelles sont représentées:

Région IFN Surface (ha)
Jura alsacien 4 715
Vosges Cristallines 83 619
Hautes Vosges gréseuses 30 829
Basses Vosges gréseuses 21 423
Collines sous-vosgiennes est 17 878
Collines sous vosgiennes ouest 8 318
Total (ha) 166 782

Méthode et moyens humains

L’enquête de terrain s’est déroulée de juin 2006 à juin 2007. La description est faite à l’échelle du triage par les agents patrimoniaux. 196 triages sont concernés, répartis sur 305 communes. Environ 200 opérateurs de terrain ont réalisé les relevés, soit 996 équivalents homme/jour (une moyenne de 5 jours / triage). Le montage, le pilotage et la réalisation de ces inventaires couvre un budget de 285 131 € (= 54 % du montant total de la part française du projet).

Méthode de description des zones humides

Le protocole déployé se base en partie sur la méthode nationale « Tronc commun » élaborée par l’IFEN. Il s’agit d’une description fonctionnelle, et non d’une cartographie d’habitats.

Méthode de description des cours d’eau

Le protocole a été adapté d’une méthode développée par le FVA de Fribourg « ESTRUKA » proche des méthodes de description du milieu physique.

Dans les deux situations, l’accent est porté sur les impacts et perturbations liées à la gestion et l’exploitation forestière.

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Objectifs et intérêts de l’inventaire des milieux aquatiques forestiers

L’inventaire des milieux aquatiques forestiers offre un outil de réponse aux 4 principaux objectifs fixés par les partenaires du projet Interreg.

4 objectifs fixés par les partenaires du projet Interreg
Fig. 4: 4 objectifs fixés par les partenaires du projet Interreg

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Le contenu du projet

ACTION Inventaire des cours d’eau et des zones humides
Où ? En forêt publique sur le massif vosgien, le Jura alsacien
QUI ? ONF

L’inventaire des cours d’eau et des zones humides a pour but de mieux connaître les milieux aquatiques présents dans les forêts de la zone d’étude.

Cet inventaire permet de :

  • Constituer une base de données SIG « hydrographie forestière » : base pérenne à disposition des gestionnaires pour mieux connaître les enjeux « eau » de chaque forêt,
  • Réaliser un diagnostic sur l’état de fonctionnement des cours d’eau, et des zones humides,
  • Repérer les impacts négatifs liés à la gestion forestière sur ces milieux et ainsi identifier les zones d’intervention prioritaire.

inventaire des cours d’eau

  • Le choix de la méthode de description s’est basé sur un comparatif des différentes méthodes utilisées dans la région : méthode QUALPHY ® Agence de l’Eau Rhin-Meuse ; Méthode LAWA Land Bade Württemberg et méthode Estruka du FVA. Cette dernière a été retenue. Le protocole de mesure est adapté au contexte spécifique des ruisseaux forestiers. Elle se base sur une cartographie des singularités structurales (ouvrages artificiels et obstacles naturels…), et permet d’identifier clairement les contraintes subites par le cours d’eau.
Zones a decrire
Fig. 5: Zones a décrire.

Principe de la méthode

L’opérateur relève sur le terrain :

  • Les obstacles et structures qui obstruent le libre écoulement de l’eau
    • obstacles naturels (embâcles, cascades, arbres tombés…),
    • obstacles artificiels (ouvrages, seuils…).
  • Les éléments et infrastructures linéaires situés dans le lit du cours d’eau ou en contact avec les berges (enrochement de fond, pistes sur berges…);
  • Le type peuplement forestier (25 m de part et d’autre du cours d’eau) en spécifiant la présence d’une ripisylve vraie ;
  • Les éléments de dégradation liés à l’activité forestière (traversée d’engin, dépôt de bois, dépôt de rémanents…) ou autre (chasse, urbanisation…).

Natürliches Hinderniss: Totholz   Künstliches Hinderniss: Rohrdurchlass
Fig. 6: Un embâcle naturel.
(Photo: ONF)
  Fig. 7: Exemple d’un passage busé sur un ruisseau forestier.
(Photo: ONF)

Inventaire des zones humides

Il s’agit d’un inventaire quasi exhaustif des zones humides en forêt publique. Ce descriptif se focalise sur les milieux humides « ordinaires », de toute taille, avec un cortège floristique commun.

  • élaboration d’une méthode de repérage et de description pragmatique (en référence à la méthodologie nationale élaborée par l’IFEN « tronc commun »),
  • description physique des zones humides (localisation, surface, type, perturbations liées à la gestion forestière, fonctionnalité…).
Exemple de la description du type de connexion hydraulique observée sur la zone humide
Fig. 8: Exemple de la description du type de connexion hydraulique observée sur la zone humide.
  • état des lieux et typologie des problèmes liés à la gestion forestière.
Quoi décrire ?
Fig. 9: Quoi décrire ?

Ce descriptif des cours d’eau et des zones humides permet d’affiner la connaissance de la répartition des milieux aquatiques en forêt.

Il permet également d’identifier et de hiérarchiser les problèmes posés par la gestion forestière vis à vis de la ressource en eau et ainsi d’adapter localement les préconisations de gestion et les mesures spécifiques à instaurer.

Télédétection des zones humides potentielles

Parallèlement au descriptif de terrain, une recherche sur la cartographie des zones humides potentielles à l’aide d’image satellite à haute résolution est menée (image satellite QuickBird). Elle concerne 2 secteurs de 60 km² chacun sur le massif vosgien.

Ce procédé doit permettre de préciser les limites (notion de seuil) d’une approche cartographique par télédétection, sur des entités de petites dimension, en milieu forestier.

Sur les 2 secteurs étudiés, les données relevées sur le terrain et les données issues d’une interprétation automatisée d’image satellites (proche infra-rouge) sont comparées.

Traduction

  • dialogos GbR
  • 79100 Freiburg

Remarque

  • Ce texte est un extrait du « Manuel Forêt et Eau »
    Ce manuel comprend de nombreuses autres informations sur le thème « Forêt et Eau ».

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